YK-11 vs RAD-140 : comparaison complète (myostatine vs SARM puissant)

L'essentiel

  • ●YK-11 = agoniste partiel du récepteur androgène + inhibiteur de myostatine (Kanno 2011, 2013). Effet anabolique théorique puissant.
  • ●RAD-140 = SARM classique non-stéroïdien, sélectivité musculaire élevée, gains documentés en préclinique (Miller 2010).
  • ●YK-11 a STRUCTURE STÉROÏDIENNE (dérivé DHT) malgré classification SARM-like, hépatotoxicité possible. RAD-140 non-stéroïdien.
  • ●Les deux suppriment l'axe HHG, PCT requise. YK-11 corpus humain quasi inexistant, à utiliser avec extrême précaution.
Critèreyk-11rad-140
ClasseAgoniste partiel AR + myostatine inh.SARM non-stéroïdien
StructureStéroïdienne (dérivé DHT)Non-stéroïdienne
Demi-vie~6-10 h~16-20 h
HépatotoxicitéModérée à élevéeModérée
Suppression axe HHGModérée à forteModérée à forte
Dosage typique5-15 mg/j10-20 mg/j
Études humainesQuasi inexistantesPréclinique + phase 1 limitée
Risque-bénéficeMal caractériséMal caractérisé

Quand choisir yk-11

Le YK-11 est l'un des composés les moins documentés du marché SARM (techniquement, ce n'est pas un vrai SARM faute de sélectivité tissulaire claire). Kanno 2011 et Kanno 2013 ont démontré in vitro et chez la souris une double action : agonisme partiel du récepteur androgène et inhibition de la myostatine via la voie follistatine/Smad — d'où l'argument marketing de « gains musculaires sans plafond physiologique ». Choisissez-le (avec extrême précaution) pour : (1) une expérience d'inhibition de myostatine accessible oralement, (2) un cycle court (4-6 sem) chez utilisateur avancé acceptant un risque mal caractérisé, (3) un complément à un cycle AAS classique pour utilisateurs déjà avancés. Profil pharmacologique : structure stéroïdienne dérivée de la DHT (différent des SARMs classiques non-stéroïdiens), faible affinité au récepteur androgène mais activité fonctionnelle élevée, hépatotoxicité documentée empiriquement (élévations ALAT/ASAT marquées chez majorité des utilisateurs à 10+ mg/j × 6 sem). Inconvénients majeurs (Pope 2014 sur les composés non régulés) : corpus humain quasi inexistant (aucune étude phase 1 publiée, GTx n'a pas développé cliniquement le YK-11), profil de sécurité long terme totalement inconnu, pureté du marché underground très variable avec analyses montrant 40-70 % de produits sous-dosés ou contaminés, signal de toxicité hépatique préoccupant avec cas de DILI rapportés. Dosage typique en pratique 5-15 mg/j × 4-6 semaines maximum. PCT clomid + nolvadex 4 semaines obligatoire. Pas adapté aux débutants, aux femmes, ni aux utilisateurs voulant un profil de sécurité prévisible. À éviter en l'absence de données solides — alternative à privilégier : LGD-4033 ou RAD-140.

Quand choisir rad-140

Le RAD-140 (testolone) est un SARM non-stéroïdien à affinité élevée pour le récepteur androgène musculaire, avec sélectivité tissulaire prouvée en préclinique (Miller 2010). Choisissez-le pour : (1) une cure orale sans injection avec gains plus marqués que LGD-4033 ou ostarine, (2) un profil androgène cutané plus doux que les AAS oraux 17α-alkylés (moins d'acné, moins de chute de cheveux), (3) une expérience SARM ciblée gains musculaires rapides. Profil pharmacologique (Solomon 2019, Bhasin 2009) : SARM puissant en effet anabolique brut, sélectivité musculaire claire en préclinique, pas d'aromatisation, pas de 5α-réduction. Inconvénients à anticiper (Pope 2014) : suppression HHG marquée (50-80 % à 20 mg/j × 8 sem), PCT rigoureuse requise, élévation possible des transaminases (10-20 % des utilisateurs), profil lipidique dégradé, corpus de sécurité humain limité (essentiellement préclinique + phase 1). Cas de DILI rapportés. Dosage typique 10-20 mg/j × 6-8 semaines, prise unique le matin. PCT clomid + nolvadex 4-6 semaines requise. Pas adapté aux femmes (virilisation possible) ni aux adolescents.

Combinaison ?

Le combo YK-11 + RAD-140 est populaire dans certaines stacks de bodybuilding underground mais déconseillé : deux composés à profil hépatique préoccupant et à corpus humain limité, empilant les risques sans bénéfice anabolique clairement additif. Si malgré tout combinés : YK-11 10 mg/j + RAD-140 15 mg/j × 6 semaines maximum, suivi d'une PCT robuste (hCG 1500 UI EOD × 10 jours puis clomid 50/50/25/25 mg + nolvadex 40/20/20/20 mg × 6 semaines). Monitoring strict : ALAT, ASAT, GGT, bilirubine totale et directe à S0 puis chaque 2 semaines pendant le cycle ; lipides complets avec apoB et HDL, T totale, LH, FSH à S0/S4/S8 du cycle. Hépatoprotecteurs (TUDCA 500-1000 mg/j, NAC 1200 mg, milk thistle 600 mg) recommandés en accompagnement. Tout signe d'hépatite (ictère, urines foncées, prurit cutané) ou élévation ALAT > 3× la normale impose un arrêt immédiat avec consultation hépatologue. Cardio régulier zone 2 (30-45 min × 3-4 fois par semaine) pour soutenir le profil cardiovasculaire pendant la suppression. Pause minimum 12-16 semaines avant tout nouveau cycle SARM, avec bilan complet à la normale.

FAQ

YK-11 est-il vraiment un SARM ?
Non, techniquement pas. YK-11 a une structure stéroïdienne (dérivé de la DHT) contrairement aux vrais SARMs (LGD-4033, RAD-140, ostarine) qui sont non-stéroïdiens. Son classement comme « SARM » est marketing : Kanno 2011 et 2013 ont décrit ses mécanismes (agonisme partiel AR + inhibition myostatine) mais il n'a pas la sélectivité musculaire des vrais SARMs. Conséquence pratique : profil hépatotoxique probablement plus marqué que les SARMs classiques, et corpus humain inexistant. Sa classification reste débattue dans la littérature.
L'inhibition de myostatine fonctionne-t-elle vraiment chez l'humain ?
Théoriquement oui, mais l'amplitude de l'effet YK-11 chez l'humain n'a pas été démontrée dans des études cliniques. Kanno 2013 montre in vitro et chez la souris une élévation de la follistatine et une inhibition de la myostatine, avec hypertrophie musculaire associée. La translation humaine reste hypothétique. Les retours d'utilisateurs suggèrent des gains plus rapides que LGD-4033 ou ostarine, mais sans documentation rigoureuse, ces effets pourraient être attribuables à l'activité androgène partielle plutôt qu'à l'inhibition de myostatine.
YK-11 cause-t-il des élévations transaminases ?
Empiriquement oui, fréquemment. Rapports d'utilisateurs et études de cas (DILI sous YK-11) suggèrent des élévations ALAT/ASAT 2-5× la normale chez majorité des utilisateurs à 10-15 mg/j × 6 sem. Mécanisme suspecté : métabolisme hépatique d'un composé stéroïdien avec voie d'agression similaire aux AAS oraux 17α-alkylés. Monitoring impératif. Hépatoprotecteurs recommandés. Cycles très courts (< 6 semaines) si utilisation.
Quels gains réalistes avec YK-11 ?
Difficile à quantifier faute d'études cliniques. Rapports d'utilisateurs à 10 mg/j × 6 sem : +3 à +5 kg de masse maigre brute, dont une partie potentiellement liée à la simple activité androgène plutôt qu'à l'inhibition de myostatine. Force en hausse +5-10 %. Gains nets retenus à 3 mois post-PCT : +2 à +3 kg attribuables au YK-11. Le ratio gains/risques (hépatotoxicité, pureté du produit, suppression) est défavorable par rapport à LGD-4033 ou ostarine.
Quelle PCT après YK-11 ?
Démarrer 3-4 jours après dernière prise (demi-vie ~6-10 h). Schéma robuste : clomid 50/50/25/25 mg × 4-6 semaines + nolvadex 40/20/20/20 mg. Bilan T totale, LH, FSH à S6 post-PCT. La suppression sous YK-11 semble plus marquée que sous SARMs classiques selon rapports utilisateurs, justifiant la PCT renforcée. Si T < 300 ng/dL à S6, prolonger 2 semaines.
Pourquoi YK-11 est-il moins documenté ?
Composé synthétisé en 2011 par Kanno et collègues sans suite clinique pharmaceutique (jamais entré en phase 1 humaine officielle). Tous les rapports humains proviennent de l'usage récréatif sans contrôle. Pas de phase 1 GSK, Glaxo ou autre big pharma. Conséquence : profil pharmacocinétique, dose-réponse, sécurité long terme totalement non-caractérisés chez l'humain. Toute utilisation est expérimentale, le marché ne propose que des produits underground de pureté variable.
YK-11 convient-il aux femmes ?
Strictement non. Composé stéroïdien à structure androgène, profil pharmacologique inconnu chez la femme, risque de virilisation élevé et imprévisible. Aucune raison de prendre YK-11 chez la femme alors que ostarine et anavar offrent des alternatives bien mieux documentées. Si SARMs pour femmes : ostarine 5-10 mg/j × 6-8 sem reste le standard expérimental le plus sûr.
YK-11 ou RAD-140 pour avancé ?
RAD-140 pour la majorité des cas. Le RAD-140, malgré son corpus humain limité, a au moins des phases 1 et des études précliniques solides (Miller 2010, Solomon 2019). Le YK-11 n'a quasiment aucune donnée humaine et un profil hépatique préoccupant. Pour utilisateurs avancés cherchant un SARM plus puissant que LGD-4033, RAD-140 reste l'option plus rationnelle. YK-11 ne se justifie qu'en expérimentation très ciblée avec monitoring renforcé.