Turinabol vs Dianabol : comparaison complète (oraux, masse vs qualité)
| Critère | turinabol | dianabol |
|---|---|---|
| Ratio anabolique/androgénique | 53-100:6 | 90-210:40-60 |
| Demi-vie | ~16 h | ~4-6 h |
| Aromatisation | Non | Oui (méthylestradiol) |
| Hépatotoxicité | Modérée (17α-alkylé) | Élevée (17α-alkylé) |
| Rétention dʼeau | Minimale | Marquée |
| Dosage typique | 40-60 mg/j | 20-40 mg/j |
| Gains 4-6 sem | +3-4 kg | +4-6 kg |
| Détection (dopage) | ~12 mois | ~5-6 semaines |
Quand choisir turinabol
Le turinabol (chlorodéhydrométhyltestostérone, Oral Turinabol) est l'oral « sec » par excellence : pas d'aromatisation, pas de rétention d'eau, gains lents et qualitatifs. Choisissez-le pour : (1) un cycle de qualité (lean bulk ou maintenance en sèche) où la rétention est indésirable, (2) un kickstart oral léger pour utilisateur intermédiaire qui veut éviter le bloat dianabolique, (3) une cure « visuelle » sans transformation hormonale brutale. Profil pharmacologique (Saartok 1984, Kicman 2008) : faible androgénicité (peu d'acné, peu de chute de cheveux), pas d'aromatisation donc pas d'AI nécessaire, suppression HHG modérée. Inconvénients à anticiper (Niedfeldt 2018) : hépatotoxicité réelle bien que moindre que le dianabol, profil lipidique défavorable (HDL en chute), détectabilité antidopage exceptionnellement longue — Sobolevsky 2012 a démontré que des métabolites long-term du turinabol restent détectables jusqu'à 12 mois (origine du scandale Sotchi 2014 et de nombreuses requalifications rétroactives). Pour tout athlète soumis à contrôle, c'est l'AAS à proscrire absolument. Dosage typique 40-60 mg/j × 6-8 semaines, fractionné en 2 prises (demi-vie ~16 h). Toujours sur base testostérone injectable. Monitoring ALAT/ASAT toutes 3 semaines.
Quand choisir dianabol
Le dianabol (methandrostenolone) est l'oral historique de masse depuis les années 1950, créé par John Ziegler comme réponse américaine au programme anabolique soviétique. Choisissez-le pour : (1) un kickstart classique d'un cycle injectable masse, (2) une cure orientée gains rapides et force, (3) un utilisateur cherchant l'effet « pop » musculaire visible dès J7-J10. Hartgens 2004 documente la courbe gains/temps rapide grâce à l'aromatisation marquée (méthylestradiol contribuant à la rétention et au gonflement musculaire) et à la stimulation immédiate de la synthèse protéique. Dosage typique 25-30 mg/j × 4-6 semaines en kickstart d'un cycle testo, fractionné en 2-3 prises journalières (demi-vie ~5 h). Effets secondaires marquants à anticiper (Kicman 2008, Smit 2022) : rétention d'eau abondante (la moitié des kilos visibles repartent à l'arrêt), hypertension dose-dépendante chez ~60 % des utilisateurs, élévation ALAT/ASAT systématique, gynécomastie possible si AI insuffisant (méthylestradiol partiellement résistant à l'anastrozole — préférer exemestane ou letrozole). Profil androgénique modéré : acné et chute de cheveux possibles chez les prédisposés à l'alopécie. Inadapté aux utilisateurs cherchant des gains propres et durables : préférer turinabol ou anavar.
Combinaison ?
Le combo turinabol + dianabol n'a aucun intérêt : deux oraux 17α-alkylés simultanés doublent la charge hépatique sans bénéfice anabolique additif (la synthèse protéique sature à un seuil d'occupation du récepteur androgène). Si vous voulez les deux effets, structurez en séquence sur le même cycle : dianabol 25 mg/j × 4 semaines en kickstart (S1-S4), break oral de 2 semaines (S5-S6), puis turinabol 40 mg/j × 4 semaines (S7-S10) pour maintenir des gains sans empiler la rétention. Toujours sur base testostérone forte (400-500 mg/sem). Pour le dianabol, AI dès J1 (exemestane 12,5 mg EOD préféré pour gérer le méthylestradiol). Pour le turinabol, pas d'AI nécessaire mais bilan E2 à S8 pour vérifier que la testo seule ne pousse pas trop l'aromatisation. Monitoring ALAT/ASAT, lipides, tension à S0, S4, S8, S12 du cycle complet. Hépatoprotecteurs (TUDCA 500 mg, NAC 1200 mg) recommandés pendant les blocs oraux.
FAQ
- Turinabol ou dianabol pour un premier oral ?
- Dianabol pour la simplicité d'effet et de gestion. Le turinabol est plus subtil : les gains visibles sont lents (apparents à S3-S4 vs S1 pour le dianabol), et la majorité des utilisateurs débutants l'interprètent comme « peu efficace » faute de retour visuel rapide. Le dianabol donne un feedback immédiat (force et volume) qui est psychologiquement gratifiant. Le revers : la moitié des gains dbol partent à l'arrêt, alors que les gains tbol sont mieux retenus. Pour un utilisateur patient et orienté qualité, turinabol. Pour les autres, dianabol reste le standard.
- Pourquoi le turinabol est-il détectable 12 mois ?
- Sobolevsky 2012 a identifié plusieurs métabolites long-term du turinabol (dont le 4-chloro-18-nor-17β-hydroxymethyl-17α-methyl-5β-androst-13-en-3α-ol) qui s'accumulent dans les tissus adipeux et sont relâchés progressivement. Le scandale russe Sotchi 2014 a découlé de la re-analyse rétroactive d'échantillons stockés avec la nouvelle méthode de détection de ces métabolites longs — d'où la disqualification de nombreux athlètes des années après leur compétition. Pour tout athlète professionnel ou amateur soumis à WADA, le turinabol est à proscrire absolument.
- Faut-il un AI avec turinabol ?
- Non, en solo. Le turinabol est un dérivé halogéné de la chlorotestostérone qui ne s'aromatise pas (Kicman 2008). Pas de méthylestradiol, pas de rétention œstrogénique. Si vous êtes sous testostérone base 300+ mg/sem en parallèle, l'AI est titré sur l'aromatisation de la testo seule (anastrozole 0,5 mg 2× par semaine en routine). Surveillance E2 mesurée à S4. Ne pas se fier aux symptômes (la gynécomastie peut s'installer silencieusement).
- Combien de gains réalistes avec turinabol seul ?
- En cure solo (déconseillée car suppression sans substitution androgène) : 40-60 mg/j × 8 semaines = +3 à +5 kg de masse maigre nette retenue à 3 mois post-PCT. Excellent profil de rétention car peu de rétention d'eau. En association testo 400 mg/sem + tbol 40 mg/j × 8 sem, l'effet additif est plus marqué : +6 à +8 kg dont la majorité retenue. C'est un excellent oral pour les utilisateurs qui veulent gagner sans bloat.
- Le dianabol oral est-il pire que le dianabol injectable ?
- Marginalement, mais pas autant qu'on le prétend. La methandrostenolone est 17α-alkylée que vous l'absorbiez oralement ou par injection — la modification chimique seule détermine la charge hépatique. La forme injectable lisse légèrement les pics d'exposition hépatique et évite l'irritation gastrique, mais ne change pas la nature de la toxicité. Préférer l'oral pour la simplicité d'usage et la disponibilité. Surveillance ALAT/ASAT identique aux deux formes.
- Quelle PCT après turinabol seul ?
- Plus simple qu'après un cycle injectable. Démarrer 3-4 jours après la dernière prise orale (demi-vie ~16 h). Schéma : nolvadex 20 mg/j × 4 semaines suffit si la suppression a été modérée. Si bilan T totale < 300 ng/dL à S4 post-cycle, prolonger à 6 semaines et ajouter clomid 25 mg/j. Pas de hCG nécessaire en cure orale solo. Bilan complet (T totale, LH, FSH, E2) à S6 post-PCT.
- Différence dianabol vs methyl-test (Methandriol) ?
- Confusion fréquente : ce sont deux molécules distinctes. Dianabol = methandrostenolone, dérivé de la testostérone par méthylation 17α et insertion d'une double liaison 1,2. Methyl-testostérone = simple testostérone 17α-méthylée, l'un des premiers oraux jamais synthétisés (années 1930), aujourd'hui essentiellement disparu du marché récréatif à cause de sa toxicité hépatique extrême et de son profil œstrogénique brutal. Ne jamais confondre les deux : la methyl-testostérone a un ratio risque/bénéfice catastrophique.
- Combien de temps entre deux cycles oraux ?
- Au minimum 8 semaines de pause hépatique stricte sans aucun 17α-alkylé, quelle que soit la combinaison turinabol/dianabol/anavar/winstrol. La régénération hépatocytaire prend 2-3 semaines pour la normalisation des transaminases, mais la résolution complète des micro-lésions cellulaires demande plus de temps. Profiter de la pause pour relancer l'axe HHG via une PCT propre et faire un bilan complet (NFS, lipides, transaminases, créatinine). Reprendre un nouveau cycle oral seulement après bilan biologique à la normale et phase off de 8-12 semaines.