S-23 vs LGD-4033 : comparaison complète (SARMs puissants, suppression, profil)

L'essentiel

  • ●S-23 = SARM puissant à profil androgène marqué, développé comme contraceptif masculin (Jones 2009). Suppression HHG quasi-totale.
  • ●LGD-4033 = SARM modéré bien documenté chez l'humain (Basaria 2013), gains anaboliques avec suppression dose-dépendante.
  • ●S-23 induit une réduction du volume testiculaire et arrêt de spermatogenèse — effets contraceptifs réversibles à l'arrêt.
  • ●S-23 réservé aux utilisateurs très avancés acceptant suppression profonde. LGD-4033 reste plus sûr en premier cycle SARM.
Critères-23lgd-4033
ClasseSARM non-stéroïdienSARM non-stéroïdien
Sélectivité musculaireModérée (effets androgènes)Forte
Demi-vie~12 h~24-36 h
Effet contraceptifMarqué (Jones 2009)Modeste
Suppression axe HHGQuasi-totaleModérée à forte
Dosage typique10-30 mg/j5-10 mg/j
Études humainesQuasi inexistantesPhase 1 (Basaria 2013)
AromatisationNonNon

Quand choisir s-23

Le S-23 est un SARM expérimental développé initialement par GTx comme contraceptif masculin (Jones 2009 : étude préclinique chez le rat démontrant une suppression complète de la spermatogenèse réversible après quelques mois). Choisissez-le (avec extrême précaution) pour : (1) un cycle SARM très avancé chez utilisateur ayant déjà fait plusieurs cycles SARMs propres, (2) un effet anabolique plus marqué que LGD-4033 ou ostarine, (3) une expérience de SARM plus « androgène-like » avec dureté visuelle et effets cutanés modérés, (4) un compétiteur acceptant les risques pour un effet maximal. Profil pharmacologique (Solomon 2019, Bhasin 2009) : SARM non-stéroïdien à affinité élevée pour le récepteur androgène, sélectivité musculaire moins claire que LGD-4033 (effets androgéniques cutanés possibles : acné, chute de cheveux chez prédisposés). Inconvénients majeurs à anticiper (Pope 2014, Endocrine Society) : suppression HHG quasi-totale même à dose modérée (20 mg/j supprime aussi efficacement que la testostérone supraphysiologique selon les rapports d'utilisateurs), corpus humain quasi inexistant (aucune étude clinique humaine publiée à ce jour faute de développement clinique poursuivi), pureté du marché underground très variable, risque cardiovasculaire et hépatique mal caractérisé. Dosage typique en pratique 10-30 mg/j × 4-8 semaines maximum, prise unique journalière. PCT robuste clomid + nolvadex 6 semaines obligatoire avec hCG en relais initial. Pas adapté aux débutants, aux femmes, ni aux utilisateurs voulant un profil de sécurité prévisible.

Quand choisir lgd-4033

Le LGD-4033 (ligandrol) est le SARM le mieux étudié chez l'humain : Basaria 2013 (phase 1, 76 sujets, 1 mg/j × 21 jours) a démontré +1,2 kg de masse maigre dose-dépendante avec profil de tolérance acceptable. Choisissez-le pour : (1) un premier cycle SARM orienté masse maigre, (2) une cure « bridge » entre cycles AAS pour maintenir gains avec suppression HHG modérée, (3) une alternative orale aux AAS injectables, (4) une expérience SARM avec données humaines disponibles. Profil pharmacologique (Solomon 2019, Bhasin 2009) : non-stéroïdien, sélectivité musculaire prouvée, pas d'aromatisation, pas de 5α-réduction. Inconvénients à anticiper (Pope 2014) : suppression HHG modérée à forte dose-dépendante (50-70 % à 10 mg/j), PCT requise, élévations ALAT/ASAT possibles (5-15 %), profil lipidique légèrement dégradé, couverture androgène incomplète (chute libido possible). Dosage typique 5-10 mg/j × 6-8 semaines, prise unique le matin. PCT nolvadex 20 mg/j × 4 semaines. Pas adapté aux femmes (virilisation possible) ni aux adolescents. Le LGD-4033 reste le SARM de référence pour démarrer la classe.

Combinaison ?

Le combo S-23 + LGD-4033 cumule deux SARMs à fort potentiel anabolique avec suppression maximale de l'axe HHG. Schéma théorique : S-23 15 mg/j + LGD-4033 5 mg/j × 6 semaines, PCT robuste post-cycle. Aucune base scientifique humaine pour cette combinaison spécifique ; rapports d'utilisateurs suggèrent gains plus rapides mais récupération HHG plus difficile. Risque cumulé en suppression : récupération typique 8-12 semaines vs 4-6 sem pour LGD-4033 seul, avec atrophie testiculaire marquée et chute de libido prolongée. Monitoring strict : T totale et libre, LH, FSH, ALAT, ASAT, GGT, bilirubine, lipides complets, NFS à S0/S4/S8 puis chaque 2 semaines pendant PCT jusqu'à confirmation de la récupération. PCT robuste : hCG 1500 UI EOD × 10 jours (utile car suppression profonde et atrophie testiculaire marquée) puis clomid 50/50/25/25 mg + nolvadex 40/20/20/20 mg × 6 semaines. Bilan complet à S8 post-PCT. Pause minimum 16 semaines avant tout nouveau cycle SARM, avec retour à des paramètres normaux baseline confirmé. Réservé aux utilisateurs très expérimentés (5+ cycles SARMs propres) acceptant un risque mal caractérisé.

FAQ

S-23 est-il vraiment un contraceptif masculin ?
Oui en préclinique. Jones 2009 a documenté chez le rat une suppression complète de la spermatogenèse à 1-3 mg/kg/j × 10 semaines avec réversibilité complète à l'arrêt. Le mécanisme : suppression de l'axe HHG et de la LH/FSH, qui entraîne arrêt de la spermatogenèse testiculaire. GTx avait positionné le S-23 comme candidat contraceptif masculin avant d'abandonner le développement clinique. Chez l'utilisateur récréatif, cet effet se traduit par une atrophie testiculaire marquée et une infertilité fonctionnelle pendant le cycle, réversibles avec PCT propre.
Quels gains réalistes avec S-23 ?
Rapports d'utilisateurs à 15-20 mg/j × 6 sem : +4 à +7 kg de masse maigre brute, profil sec sans rétention. Force en hausse +10-15 %. Gains nets retenus à 3 mois post-PCT : +3 à +5 kg attribuables au S-23. Plus puissant en effet anabolique que LGD-4033 ou ostarine, comparable à RAD-140 à dose équivalente. Mais profil de sécurité incomparablement moins documenté.
Quelle PCT après S-23 ?
Renforcée par rapport aux SARMs classiques. Démarrer 3-4 jours après dernière prise. Schéma : hCG 1500 UI EOD × 10 jours pour relancer testicules atrophiés (effet contraceptif marqué), puis clomid 50/50/25/25 mg + nolvadex 40/20/20/20 mg × 6 semaines. Bilan T totale, LH, FSH à S6 post-PCT. Si T < 250 ng/dL à S6, prolonger 4 semaines supplémentaires et envisager consultation endocrinologue. Récupération typique 8-12 semaines post-PCT.
S-23 cause-t-il des effets androgéniques cutanés ?
Oui, plus que les autres SARMs. Sa sélectivité tissulaire est moins claire que LGD-4033 ou ostarine, et son affinité élevée au récepteur androgène musculaire se traduit aussi par activation des récepteurs cutanés chez certains utilisateurs : acné dorso-faciale, chute de cheveux accélérée chez prédisposés à l'alopécie androgénétique. Atténuation : minoxidil topique pour cheveux, peroxyde de benzoyle pour acné. Pas de pharmaco-protection efficace pour la chute.
Combien de temps avant retour spermatogenèse après S-23 ?
Variable, typiquement 4-12 mois pour retour complet à la fertilité baseline. Jones 2009 chez le rat documente une réversibilité complète mais lente (3-6 mois post-arrêt). Chez l'humain, les rapports d'utilisateurs suggèrent une fenêtre similaire (compte de spermatozoïdes mesurable à 3 mois post-PCT, normalisation à 6-12 mois). Pour utilisateurs concernés par fertilité, hCG en relais peut accélérer la récupération.
S-23 convient-il aux femmes ?
Strictement non. SARM à profil androgène marqué, suppression HHG quasi-totale, sélectivité tissulaire moindre — risque de virilisation élevé et imprévisible chez la femme. Aucune raison d'envisager S-23 alors qu'ostarine 5-10 mg/j × 6-8 sem offre une alternative bien plus douce et mieux documentée. Si recherche SARM pour femmes : ostarine ou anavar restent les standards.
Effet du S-23 sur libido et fonction sexuelle ?
Effet variable et souvent négatif en milieu de cycle. Le S-23 supprime la testostérone endogène mais sa couverture androgène fonctionnelle est imparfaite (sélectivité musculaire au détriment des récepteurs cérébraux et fonction sexuelle). Beaucoup d'utilisateurs rapportent une chute de libido marquée et des troubles érectiles dès S2-S3. Compensation possible par base testostérone modérée (200 mg/sem) ou proviron 50 mg/j en parallèle pour couvrir le rôle androgène. Récupération de la libido après PCT typiquement 4-8 semaines.
Combien de gains avec LGD-4033 vs S-23 ?
À temps équivalent (6-8 semaines) : LGD-4033 10 mg/j ≈ +3-5 kg masse maigre retenue. S-23 20 mg/j ≈ +4-6 kg, profil un peu plus 'dur' visuellement (effets androgéniques cutanés). Le différentiel d'efficacité (+1-2 kg) ne justifie pas le surcroît de risque (suppression profonde, profil mal caractérisé, marché underground). Pour gain maximal avec sécurité acceptable, LGD-4033 + base testostérone modérée reste meilleur ratio.