LGD-4033 vs RAD-140 : comparaison complète (SARMs masse, sélectivité, profil)

L'essentiel

  • ●LGD-4033 (ligandrol) : SARM puissant non-stéroïdien, sélectivité musculaire forte, Basaria 2013 a démontré +1,2 kg masse maigre en 3 sem à 1 mg/j.
  • ●RAD-140 (testolone) : SARM plus androgène-like en pratique, gains plus marqués mais profil de sécurité moins documenté chez l'humain.
  • ●Les deux suppriment l'axe HHG modérément à fortement (dose-dépendant), PCT requise même en cycle court.
  • ●Pas de RCT humain long sur ces SARMs — corpus principalement préclinique et phase 1/2 limitée. Risque-bénéfice à évaluer.
Critèrelgd-4033rad-140
ClasseSARM non-stéroïdienSARM non-stéroïdien
Demi-vie~24-36 h~16-20 h
VoieOraleOrale
HépatotoxicitéModéréeModérée
Suppression axe HHGModérée à forteModérée à forte
Dosage typique5-10 mg/j10-20 mg/j
AromatisationNonNon
Études humainesPhase 1 (Basaria 2013)Préclinique + phase 1

Quand choisir lgd-4033

Le ligandrol (LGD-4033) est l'un des SARMs les mieux documentés chez l'humain : Basaria 2013 (phase 1, 76 sujets, 1 mg/j × 21 jours) a démontré +1,2 kg de masse maigre dose-dépendante avec un profil de tolérance acceptable à court terme. Choisissez-le pour : (1) un premier cycle SARM orienté masse maigre, (2) une cure « bridge » entre cycles AAS pour maintenir les gains avec une suppression HHG modérée, (3) une alternative orale aux AAS injectables pour les utilisateurs qui préfèrent éviter les piqûres. Profil pharmacologique (Solomon 2019, Bhasin 2009) : non-stéroïdien donc pas de structure androgène complète, sélectivité musculaire prouvée chez l'animal et préclinique humaine, pas d'aromatisation, pas de 5α-réduction donc moins d'effet androgène cutané. Inconvénients à anticiper (Pope 2014, Endocrine Society) : suppression HHG modérée à forte dose-dépendante (à 10 mg/j, suppression de la testo endogène de 50-70 %), PCT requise même en cycle court, élévations ALAT/ASAT possibles (5-15 % des utilisateurs), profil lipidique légèrement dégradé. Dosage typique 5-10 mg/j × 6-8 semaines, prise unique le matin (demi-vie ~24-36 h). PCT post-cycle avec nolvadex 20 mg/j × 4 semaines. Pas adapté aux femmes (virilisation possible) ni aux adolescents.

Quand choisir rad-140

Le RAD-140 (testolone) est un SARM plus puissant en effet anabolique brut que le ligandrol, mais avec un profil androgène-like en pratique plus marqué (Miller 2010, Solomon 2019). Choisissez-le pour : (1) un cycle SARM orienté gains musculaires plus rapides, (2) une cure de définition avec préservation de force, (3) un utilisateur cherchant un SARM plus « puissant » au prix d'un profil moins documenté chez l'humain. Profil pharmacologique : SARM non-stéroïdien avec affinité élevée au récepteur androgène, sélectivité musculaire claire en préclinique (Miller 2010), pas d'aromatisation. Les retours empiriques utilisateurs suggèrent une force et un volume plus rapidement perceptibles qu'avec LGD-4033. Inconvénients à anticiper (Pope 2014) : suppression HHG plus marquée (50-80 % à 20 mg/j), PCT plus rigoureuse requise, profil lipidique parfois dégradé, élévation possible des transaminases, cas isolés rapportés d'hépatotoxicité plus marquée. Pas de RCT humain long publié à ce jour — le corpus repose principalement sur des essais précliniques (animal) et des phases 1 limitées. Dosage typique 10-20 mg/j × 6-8 semaines, prise unique (demi-vie ~16-20 h). PCT clomid + nolvadex 4-6 semaines.

Combinaison ?

Le combo LGD-4033 + RAD-140 est possible mais pas particulièrement recommandé : deux SARMs simultanés cumulent la suppression HHG sans bénéfice anabolique vraiment additif (saturation de l'occupation du récepteur androgène musculaire). Si recherchés, schéma : LGD-4033 5 mg/j + RAD-140 10 mg/j × 8 semaines, PCT immédiate avec clomid 50/25/25/25 mg + nolvadex 40/20/20/20 mg. Toujours considérer cela comme l'équivalent d'un cycle AAS modéré en termes de suppression. Monitoring biologique : T totale, LH, FSH avant cycle, à mi-cycle (S4), et 4 semaines post-PCT pour confirmer la récupération. Bilan hépatique (ALAT, ASAT) à S0, S4, S8 (toxicité possible bien que moindre que les AAS oraux 17α-alkylés). Lipides complets aux mêmes échéances. Cardio régulier zone 2 pour soutenir le profil cardiovasculaire pendant la suppression.

FAQ

LGD-4033 ou RAD-140 pour un premier cycle SARM ?
LGD-4033, pour deux raisons : (1) profil pharmacologique mieux documenté chez l'humain (Basaria 2013 phase 1), donc tolérance et dose-réponse plus prévisibles ; (2) effets anaboliques modérés permettant d'évaluer la réponse individuelle avant de monter en puissance avec RAD-140 ou d'autres SARMs. Démarrer à 5 mg/j × 8 semaines, PCT propre, bilan biologique complet, puis envisager RAD-140 au cycle suivant si la tolérance est bonne. Jamais cumuler avec d'autres composés au premier cycle.
Les SARMs sont-ils plus sûrs que les AAS ?
Moins toxiques en théorie (sélectivité musculaire, pas de transformation androgène cutanée ni d'aromatisation), mais le corpus de sécurité humaine reste limité à des phases 1/2 courtes. Pope 2014 (Endocrine Society) souligne que les rapports de cas d'hépatotoxicité aiguë (ictère cholestatique) et de DILI (drug-induced liver injury) sous SARMs récréatifs accumulent — souvent avec des produits underground sans contrôle de pureté. Net : les SARMs ne sont pas « inoffensifs », mais leur profil paraît plus tolérable que les AAS oraux 17α-alkylés. Suppression HHG comparable, PCT requise.
Faut-il vraiment une PCT après un cycle de SARMs ?
Oui dans la plupart des cas. Basaria 2013 a documenté une suppression de la testostérone endogène dose-dépendante chez tous les sujets dès 1 mg/j de LGD-4033. À doses récréatives (5-10 mg/j × 8 sem), la testo endogène chute typiquement de 50-70 % et la LH/FSH sont supprimées. PCT minimale : nolvadex 20 mg/j × 4 semaines. Si bilan T totale < 300 ng/dL à S4 post-cycle, prolonger ou ajouter clomid 25 mg/j. Bilan biologique complet à S6 post-PCT pour confirmer la récupération.
Combien de gains réalistes avec LGD-4033 ?
À 5-10 mg/j × 8 semaines chez un utilisateur intermédiaire avec alimentation et entraînement adaptés : +3 à +5 kg de masse maigre nette retenue à 3 mois post-PCT. Force en hausse +5-10 % sur les charges principales. Profil sec sans rétention notable. Le rapport gains/effets secondaires est généralement plus favorable que la testostérone seule à dose équivalente (suppression similaire mais gains comparables avec moins d'effets androgéniques cutanés et pas d'aromatisation).
RAD-140 cause-t-il une chute de cheveux ?
Possible chez les prédisposés à l'alopécie androgénétique. Bien que SARM non-stéroïdien, le RAD-140 active le récepteur androgène cutané chez certains utilisateurs, provoquant une accélération de la chute des cheveux. Effet variable et individuel : certains ne constatent aucun effet, d'autres voient une perte modérée pendant et après cycle. Pas de protection efficace en cours de cycle (le finastéride bloque la 5α-réduction qui n'est pas la voie pertinente ici). Atténuation par minoxidil topique et arrêt si chute marquée.
Les SARMs sont-ils détectables en contrôle antidopage ?
Oui, tous. LGD-4033 et RAD-140 sont sur la liste WADA depuis 2008 et 2009 respectivement, avec méthodes de détection LC-MS/MS sensibles. Fenêtre de détection : LGD-4033 environ 2-4 semaines après dernière prise, RAD-140 environ 1-3 semaines. Pour tout athlète soumis à contrôle, les SARMs sont à proscrire absolument — même hors compétition pour les sports affiliés à WADA (qui peut contrôler en off-season). Nombreux cas de positivité à WADA depuis 2010.
Quelle pureté attendre des SARMs underground ?
Très variable, et c'est le risque principal du marché actuel. Plusieurs études indépendantes (analyses laboratoire de produits achetés en ligne) montrent que 30-60 % des SARMs commercialisés contiennent une dose différente de l'annoncée, des contaminants (autres SARMs, AAS, prohormones non déclarés), ou un substitut sans activité. Tests laboratoire indépendants (Janoshik, etc.) utiles avant cycle. Privilégier vendeurs réputés avec tests publics. Le marché des SARMs n'est pas réglementé.
LGD-4033 ou ostarine pour un premier SARM ?
Ostarine, pour son profil de tolérance encore plus doux. Dalton 2011 a documenté +1,4 kg de masse maigre à 3 mg/j × 16 sem chez seniors avec suppression HHG très modérée. LGD-4033 est plus puissant en gains anaboliques mais supprime plus l'axe HHG (50-70 % à 10 mg/j). Démarrer SARMs par ostarine 20 mg/j × 8 sem, évaluer la tolérance individuelle (transaminases, lipides, T totale), puis envisager LGD-4033 au cycle suivant pour des gains plus marqués.