Dianabol vs Turinabol : comparaison complète (oraux, wet vs dry gains)

L'essentiel

  • ●Dianabol (90-210:40-60) = wet gains rapides 4-6 kg en 4 sem avec aromatisation et rétention. Force et volume rapides.
  • ●Turinabol (53-100:6) = dry gains lents 3-4 kg en 8 sem, pas de rétention. Qualité musculaire et rétention long terme.
  • ●Détection : Dbol ~5 semaines, Tbol jusqu'à 12 mois (métabolites longs Sobolevsky 2012, scandale Sotchi).
  • ●Les deux 17α-alkylés hépatotoxiques : limiter à 6-8 sem, base testostérone obligatoire, AI seulement avec dianabol.
Critèredianabolturinabol
Ratio anabolique/androgénique90-210:40-6053-100:6
Demi-vie~4-6 h~16 h
AromatisationOui (méthylestradiol)Non
Rétention dʼeauMarquéeMinimale
Force et volumeRapide (S1-S2)Progressive (S3-S6)
Dosage typique20-40 mg/j40-60 mg/j
HépatotoxicitéÉlevéeModérée
Détection (dopage)~5 sem~12 mois

Quand choisir dianabol

Le dianabol (methandrostenolone) est l'oral historique de masse, créé dans les années 1950 par John Ziegler comme réponse américaine au programme anabolique soviétique. Choisissez-le pour : (1) un kickstart classique d'un cycle injectable masse, (2) une cure orientée gains rapides et force explosive, (3) un utilisateur cherchant l'effet « pop » musculaire visible dès J7-J10. Hartgens 2004 documente la courbe gains/temps rapide grâce à l'aromatisation marquée (le metabolite méthylestradiol contribue à la rétention d'eau et au gonflement musculaire visible) et à la stimulation immédiate de la synthèse protéique musculaire. Dosage typique 25-30 mg/j × 4-6 semaines en kickstart d'un cycle testostérone, fractionné en 2-3 prises journalières (demi-vie ~5 h). Effets secondaires à anticiper (Kicman 2008, Smit 2022, Niedfeldt 2018) : rétention d'eau abondante avec gonflement de la face et des chevilles, hypertension dose-dépendante chez ~60 % des utilisateurs (Smit 2022 : étude HAARLEM), élévation ALAT/ASAT systématique mais réversible, gynécomastie possible si AI insuffisant — le méthylestradiol issu de l'aromatisation est partiellement résistant à l'anastrozole, donc préférer exemestane 12,5 mg EOD ou letrozole 1,25 mg. Inadapté aux utilisateurs cherchant des gains propres et durables : la moitié des kilos pris partent à l'arrêt avec la chute de la rétention hydrique.

Quand choisir turinabol

Le turinabol (chlorodéhydrométhyltestostérone, Oral Turinabol) est l'oral « sec » par excellence : pas d'aromatisation, pas de rétention d'eau, gains lents et qualitatifs. Choisissez-le pour : (1) un cycle de qualité (lean bulk ou maintenance en sèche) où la rétention est indésirable, (2) un kickstart oral léger pour utilisateur intermédiaire qui veut éviter le bloat dianabolique, (3) une cure « visuelle » sans transformation hormonale brutale. Profil pharmacologique (Saartok 1984, Kicman 2008) : faible androgénicité (peu d'acné, peu de chute de cheveux), pas d'aromatisation donc pas d'AI nécessaire pour le tbol seul, suppression HHG modérée. Inconvénients à anticiper (Niedfeldt 2018) : hépatotoxicité réelle bien que moindre que le dianabol (l'effet de la méthylation 17α persiste), profil lipidique défavorable (HDL en chute), et détectabilité antidopage exceptionnellement longue — Sobolevsky 2012 a démontré que des métabolites long-term du turinabol restent détectables jusqu'à 12 mois (origine du scandale Sotchi 2014 et de nombreuses requalifications rétroactives). Pour tout athlète soumis à contrôle WADA, c'est l'AAS à proscrire absolument. Dosage typique 40-60 mg/j × 6-8 semaines, fractionné en 2 prises (demi-vie ~16 h).

Combinaison ?

Le combo dianabol + turinabol n'a aucun intérêt simultané : deux oraux 17α-alkylés ensemble doublent la charge hépatique sans bénéfice anabolique additif net (la synthèse protéique sature à un seuil d'occupation du récepteur androgène). Si vous voulez les deux effets, structurez en séquence sur le même cycle : dianabol 25 mg/j × 4 semaines en kickstart (S1-S4) pour les gains rapides et la rétention, break oral de 2 semaines (S5-S6) pour récupération hépatique, puis turinabol 40 mg/j × 4 semaines (S7-S10) pour maintenir des gains sans empiler la rétention œstrogénique. Toujours sur base testostérone forte (400-500 mg/sem). Pour le dianabol, AI dès J1 (exemestane 12,5 mg EOD préféré pour gérer le méthylestradiol résistant à l'anastrozole). Pour le turinabol, pas d'AI nécessaire mais bilan E2 à S8 pour vérifier que la testo seule ne pousse pas trop l'aromatisation. Monitoring ALAT/ASAT, lipides, tension à S0, S4, S8, S12 du cycle complet. Hépatoprotecteurs (TUDCA 500 mg, NAC 1200 mg) recommandés pendant les blocs oraux.

FAQ

Dianabol ou turinabol pour un premier oral ?
Dianabol pour la simplicité d'effet et de gestion. Le turinabol est plus subtil : les gains visibles sont lents (apparents à S3-S4 vs S1 pour le dianabol), et la majorité des utilisateurs débutants l'interprètent comme « peu efficace » faute de retour visuel rapide. Le dianabol donne un feedback immédiat (force et volume) qui est psychologiquement gratifiant. Le revers : la moitié des gains dbol partent à l'arrêt, alors que les gains tbol sont mieux retenus. Pour un utilisateur patient et orienté qualité, turinabol. Pour les autres, dianabol reste le standard d'entrée.
Pourquoi le turinabol est-il détectable 12 mois ?
Sobolevsky 2012 a identifié plusieurs métabolites long-term du turinabol (dont le 4-chloro-18-nor-17β-hydroxymethyl-17α-methyl-5β-androst-13-en-3α-ol) qui s'accumulent dans les tissus adipeux et sont relâchés progressivement. Le scandale russe Sotchi 2014 a découlé de la re-analyse rétroactive d'échantillons stockés avec la nouvelle méthode de détection de ces métabolites longs — d'où la disqualification de nombreux athlètes des années après leur compétition. Pour tout athlète soumis à WADA, le turinabol est à proscrire absolument.
Combien de gains réalistes avec turinabol seul ?
En cure solo (déconseillée car suppression sans substitution androgène) : 40-60 mg/j × 8 semaines = +3 à +5 kg de masse maigre nette retenue à 3 mois post-PCT. Excellent profil de rétention car peu de rétention d'eau. En association testo 400 mg/sem + tbol 40 mg/j × 8 sem, l'effet additif est plus marqué : +6 à +8 kg dont la majorité retenue. C'est un excellent oral pour les utilisateurs qui veulent gagner sans bloat ni transformation hormonale brutale.
Quel AI choisir avec dianabol ?
Le méthylestradiol issu de l'aromatisation du dianabol est partiellement résistant à l'anastrozole. L'exemestane (Aromasin) 12,5 mg EOD est plus efficace car il inhibe l'aromatase de manière irréversible (suicide enzyme), et son métabolite a une activité légèrement androgène. Si gynécomastie déjà installée, ajouter nolvadex 20 mg/j. Surveillance œstradiol mesurée (pas seulement symptomatique) à S2 et S4 pour titrer.
Le turinabol est-il moins hépatotoxique que le dianabol ?
Modérément. Les deux sont 17α-alkylés, le facteur de toxicité principal est cette modification commune. Niedfeldt 2018 classe le dianabol comme plus hépatotoxique principalement à cause des doses récréatives plus élevées et de la combinaison toxicité aiguë + chronique. Le turinabol génère des élévations ALAT/ASAT plus modestes en pratique culturiste, mais le risque de cholestase reste présent au-delà de 8 semaines. Aucun oral 17α-alkylé n'est « safe pour le foie ».
Peut-on prolonger un cycle turinabol au-delà de 8 semaines ?
Théoriquement oui (le turinabol est mieux toléré sur la durée que le dianabol), mais pratiquement non recommandé. Le risque de cholestase et la dégradation du profil lipidique deviennent significatifs au-delà de 8 semaines pour tout 17α-alkylé. Préférer 6-8 semaines de turinabol puis switch à un injectable (primobolan ou masteron) pour prolonger le cycle si nécessaire. Aucun oral ne devrait être pris en continu sur cycle long.
Quelle PCT après dianabol ou turinabol seul ?
Démarrage 3-4 jours après dernière prise (demi-vie courte). Pour dianabol seul : nolvadex 20-40 mg/j × 4-6 semaines, suffit dans la plupart des cas. Pour turinabol seul : nolvadex 20 mg/j × 4 semaines, parfois suffisant à dose modérée. Si bilan T totale < 300 ng/dL à S4 post-cycle, prolonger PCT à 6 semaines et ajouter clomid 25 mg/j. Pas de hCG nécessaire en cure orale solo. Bilan complet (T totale, LH, FSH, E2) à S6 post-PCT pour confirmer la récupération.
Pause entre deux cycles oraux ?
Minimum 8 semaines de pause hépatique stricte sans aucun 17α-alkylé. La régénération hépatocytaire est rapide (à 2-3 semaines les transaminases reviennent à la normale chez la plupart), mais la résolution complète des micro-lésions cellulaires demande plus de temps. Reprendre tout autre oral avant 8 semaines accumule les dégâts. Profiter de la pause pour relancer l'axe HHG via une PCT propre et faire un bilan complet. Recommencer un cycle oral seulement après bilan hépatique à la normale.