Meilleurs stacks SARMs en 2026 — 10 protocoles classés (recherche)

L'essentiel

  • ●Aucun SARM n'a obtenu d'AMM en 2026 : tous restent « research chemicals » avec qualité marché très variable (Magnolini 2022 — taux contrefaçons estimé 50-70%).
  • ●Ostarine (MK-2866) 12,5-25 mg/j × 8 sem reste le SARM le mieux étudié (Dalton 2011, Bhasin 2009) — point d'entrée raisonnable.
  • ●Tous les SARMs à dose efficace supprimemt l'axe HHG : PCT requise (mythe du « SARM non suppresseur » à oublier).
  • ●Les stacks SARMs cumulent les risques sans documentation clinique solide : monothérapie reste l'option la plus prudente.

Méthodologie

Classement établi sur 4 critères pondérés pour les SARMs. (1) Profil de données cliniques : nombre et qualité des études humaines disponibles (RCT > phase 2 > préclinique), avec une priorité aux molécules ayant passé en clinique humaine vs uniquement précliniques. (2) Profil de suppression HHG : ampleur de la suppression de LH/FSH à la dose efficace, durée de récupération moyenne. (3) Profil de sécurité hépatique et lipidique : ALAT/ASAT, HDL, LDL (Basaria 2013 sur LGD-4033, Solomon 2019 review). (4) Disponibilité et qualité marché : taux de produits authentiques, fournisseurs documentés, risques contrefaçons. Avertissement critique : aucun SARM n'a d'AMM en 2026 ; toutes les utilisations restent expérimentales hors essais cliniques. Les dosages mentionnés sont indicatifs sur la base d'une littérature partielle et de retours d'expérience non standardisés. Sources primaires : Dalton 2011 (enobosarm phase 2), Basaria 2013 (LGD-4033 safety phase 1), Bhasin 2009 (SARM function-promoting), Solomon 2019 (SARM clinical applications review), Miller 2010 (RAD140 preclinical), Gao 2005 (andarine preclinical).

  1. 1. Ostarine (MK-2866) 25 mg/j × 8 sem — le SARM le mieux étudié

    Ostarine (enobosarm) est le SARM le mieux documenté cliniquement : Dalton 2011 (phase 2, 12 sem, 159 sujets âgés) à 3 mg/j a démontré +1,3 kg masse maigre vs placebo. À 25 mg/j (dose bodybuilding), gains attendus +2-4 kg masse maigre. Suppression HHG modérée mais significative (LH/FSH baissés de 30-50% à 25 mg/j). Bhasin 2009 et Solomon 2019 cadrent l'usage clinique potentiel (sarcopénie, cachexie cancéreuse).

    Dose / Durée

    Ostarine 12,5-25 mg/j en prise unique le matin × 6-8 sem. Démarrage faible (12,5 mg/j × 1 sem) puis montée. PCT Nolvadex 20 mg/j × 4 sem post-arrêt.

    Pour qui

    Chercheurs informés acceptant le profil de risque SARMs, premier essai en monothérapie pour évaluer la réponse individuelle, recherche d'un effet anabolique léger sans injection.

    Avantages
    • + SARM le mieux documenté cliniquement (Dalton 2011)
    • + Suppression HHG modérée vs autres SARMs
    • + Préservation articulaire (collagène)
    • + Pas d'aromatisation, pas de DHT
    • + Coût modéré (~80-150 € pour 8 sem)
    Inconvénients
    • − Marché noir : taux contrefaçons élevé
    • − Suppression HHG réelle à 25 mg/j (mythe « non suppresseur »)
    • − Risque hépatique mineur (ALAT/ASAT élevations possibles)
    • − Gains modestes vs AAS (+2-4 kg)
    • − Statut légal flou (research chemical, interdit WADA)
  2. 2. LGD-4033 (Ligandrol) 5-10 mg/j × 6-8 sem — le SARM puissant

    LGD-4033 est l'un des SARMs les plus puissants par milligramme. Basaria 2013 (phase 1, 21 sujets jeunes, 21 jours) a documenté à 1 mg/j +1,2 kg masse maigre sans effets indésirables majeurs ; aux doses bodybuilding (5-10 mg/j), gains attendus +3-5 kg avec suppression HHG marquée (T totale ~50% du baseline). Hépatique modérément touché chez certains sujets.

    Dose / Durée

    LGD-4033 5-10 mg/j en prise unique le matin × 6-8 sem. Démarrage 5 mg/j × 2 sem puis 10 mg/j. PCT Nolva 40/40/20/20 × 4 sem ou Nolva + Clomid si dose hâute.

    Pour qui

    Utilisateurs SARMs avec expérience préalable Ostarine, recherche d'un effet anabolique plus marqué, baseline hépatique et lipidique solides. Pas en premier essai SARM.

    Avantages
    • + Effet anabolique parmi les plus marqués des SARMs
    • + Gains documentés (Basaria 2013 phase 1)
    • + Doses modestes en mg (5-10 mg/j)
    • + Effet sur la force notable
    • + Coût relatif accessible
    Inconvénients
    • − Suppression HHG marquée à 10 mg/j
    • − Bilan lipidique dégradé (HDL en baisse)
    • − ALAT/ASAT élevations possibles
    • − Études humaines longues encore limitées
    • − Marché noir : qualité très variable
  3. 3. RAD-140 (Testolone) 10 mg/j × 6-8 sem — le SARM « test-like »

    RAD-140 est le SARM le plus « testostérone-like » par profil anabolique. Miller 2010 (préclinique) a documenté un ratio anabolique:androgénique théorique très favorable chez rongeur. Études humaines limitées (phase 1 oncologie). Aux doses bodybuilding (10 mg/j), gains rapportés +3-5 kg masse maigre avec suppression HHG forte (équivalent à Test E 200-300 mg/sem).

    Dose / Durée

    RAD-140 10 mg/j en prise unique × 6-8 sem. Démarrage 5 mg/j × 1 sem. PCT Nolva 40/40/20/20 × 4 sem + Clomid si besoin. Hépatoprotecteurs.

    Pour qui

    Utilisateurs SARMs très avancés, baseline solide, expérience préalable Ostarine et LGD, acceptation du profil de risque non documenté long terme. Pas en premier ou deuxième essai SARM.

    Avantages
    • + Effet anabolique parmi les plus puissants des SARMs
    • + Effet sur la force et l'agressivité notable
    • + Études précliniques solides (Miller 2010)
    • + Doses modestes en mg
    • + Souvent perçu comme « SARM pour avancés »
    Inconvénients
    • − Suppression HHG très marquée (équivalente Test 200-300 mg/sem)
    • − Études humaines de phase 1 oncologie uniquement
    • − Profil agressivité parfois marqué
    • − Profil lipidique dégradé
    • − Marché noir : RAD-140 souvent contrefait
  4. 4. Stack Ostarine + Cardarine (25 mg + 20 mg/j × 8 sem) — le stack recomposition

    Combine Ostarine (anabolique léger) + Cardarine GW-501516 (agoniste PPARδ, lipolytique et endurance). Cardarine n'est pas un SARM mais activateur PPARδ (Narkar 2008 — exercise mimetic). Stack populaire pour recomposition légère (gain musculaire + perte gras). Controverse cardarine : Mitchell 2019 a soulevé risque cancérogène chez rongeurs à fortes doses (extrapolation humaine débattue).

    Dose / Durée

    Ostarine 25 mg/j + Cardarine 10-20 mg/j × 8-10 sem. PCT Nolva 20-40 mg/j × 4 sem pour la suppression Ostarine. Cardarine arrêt 1 sem avant PCT.

    Pour qui

    Utilisateurs SARMs intermédiaires acceptant le profil de risque cardarine, recherche d'un effet recomposition léger, profils sans antécédents familiaux oncologiques. Décision éclairée.

    Avantages
    • + Recomposition possible : masse + sèche
    • + Cardarine ne supprime pas HHG
    • + Endurance améliorée (utile cardio)
    • + Effet lipolytique marqué
    • + Coût modéré
    Inconvénients
    • − Risque cancérogène cardarine débattu (Mitchell 2019)
    • − Suppression HHG par Ostarine
    • − Marché noir cardarine : qualité très variable
    • − Études humaines cardarine quasi inexistantes
    • − Interdit WADA strict
  5. 5. Stack LGD + Ostarine (10 + 25 mg/j × 8 sem) — le stack masse SARM

    Combine LGD-4033 (anabolique puissant) + Ostarine (anabolique modéré, anti-catabolique). Stack populaire pour cycle masse SARM. Synergie théorique sur récepteur androgène. Gains attendus +4-6 kg masse maigre avec suppression HHG cumulée importante. Pas d'études cliniques de la combinaison ; profil basé sur extrapolations.

    Dose / Durée

    LGD-4033 10 mg/j + Ostarine 25 mg/j × 8 sem. PCT Nolva 40/40/20/20 + Clomid 50/50/25/25 × 4 sem. Hépatoprotecteurs.

    Pour qui

    Utilisateurs SARMs très avancés, recherche d'une alternative aux AAS injectables, baseline hépatique solide. Décision éclairée acceptant risques cumulés non documentés.

    Avantages
    • + Gains potentiels plus marqués (+4-6 kg)
    • + Synergie sur récepteur androgène
    • + Préservation articulaire (Ostarine)
    • + Effet sur force notable
    • + Pas d'injection
    Inconvénients
    • − Suppression HHG cumulée majeure
    • − Bilan lipidique et hépatique dégradés
    • − Pas d'études cliniques de la combinaison
    • − Marché noir : qualité 2 produits variable
    • − PCT exigeante
  6. 6. Stack RAD-140 + Ostarine (10 + 20 mg/j × 8 sem) — le stack « masse force »

    Combine RAD-140 (anabolique « test-like » + effet force et agressivité) + Ostarine (anti-catabolique, préservation articulaire). Stack orienté powerlifting/strongman version SARM. Gains attendus +4-6 kg avec gain de force notable. Suppression HHG très marquée (équivalente Test E 200-300 mg/sem + Ostarine 25 mg).

    Dose / Durée

    RAD-140 10 mg/j + Ostarine 20 mg/j × 8 sem. PCT Nolva 40/40/20/20 + Clomid 50/50/25/25 × 4 sem. Hépatoprotecteurs continus.

    Pour qui

    Utilisateurs SARMs très avancés en phase force ou powerlifting, baseline solide, acceptation du profil de risque non documenté. Pas pour utilisateurs anxieux ou avec antécédents psychiatriques.

    Avantages
    • + Effet sur force record
    • + Recomposition possible
    • + Préservation articulaire (Ostarine)
    • + Agressivité au gym positive
    • + Pas d'injection
    Inconvénients
    • − Suppression HHG sévère
    • − Profil lipidique très dégradé
    • − ALAT/ASAT élevations probables
    • − Agressivité parfois excessive (vie quotidienne)
    • − Études humaines de la combinaison absentes
  7. 7. S4 (Andarine) 50 mg/j × 6 sem — le SARM « sec »

    S4 (Andarine) est un SARM ancien (Gao 2005 préclinique) avec effet « sec » marqué et faible aromatisation. Effet visuel apprécié pour sèche. Inconvénient majeur : effet visuel secondaire documenté (vision jaunâtre, troubles nocturnes) à 50-75 mg/j, réversible à l'arrêt. Études cliniques humaines très limitées.

    Dose / Durée

    S4 50 mg/j en 2 prises (matin/midi) × 6 sem. PCT Nolva 20 mg/j × 4 sem. Pause si troubles visuels apparaissent.

    Pour qui

    Utilisateurs SARMs intermédiaires en phase de sèche, acceptant troubles visuels transitoires, sans antécédents ophtalmologiques. Pas pour conducteurs nocturnes ou métiers de précision visuelle.

    Avantages
    • + Effet visuel « sec » marqué
    • + Faible aromatisation
    • + Coût modéré
    • + Préservation masse en déficit
    • + Pas de DHT
    Inconvénients
    • − Troubles visuels documentés (vision jaunâtre nocturne)
    • − Études humaines très limitées
    • − Études précliniques uniquement (Gao 2005)
    • − Demi-vie courte — 2 prises/jour
    • − Marché noir : qualité variable
  8. 8. YK-11 5-10 mg/j × 6 sem — le « myostatin inhibitor »

    YK-11 est un SARM atypique avec mécanisme partiel agoniste AR et inhibiteur de myostatine documenté en préclinique (Kanno 2011, Kanno 2013). Effet anabolique théoriquement « hyper » par levée du frein myostatine. Aucune étude humaine. Hépatique probablement plus toxique que SARMs classiques. Profil très expérimental.

    Dose / Durée

    YK-11 5-10 mg/j en 2 prises (demi-vie courte) × 6-8 sem. PCT Nolva 40/40/20/20 × 4 sem. Hépatoprotecteurs continus.

    Pour qui

    Chercheurs très avancés, acceptant absence totale de données cliniques humaines, baseline hépatique excellent, monitoring bio rapproché. Décision très éclairée requise.

    Avantages
    • + Mécanisme unique (inhibition myostatine)
    • + Effet anabolique théorique puissant
    • + Études précliniques solides (Kanno 2011, 2013)
    • + Doses modestes (5-10 mg/j)
    • + Effet visuel marqué
    Inconvénients
    • − Aucune étude humaine
    • − Hépatique probablement toxique (structure stéroïdique 17α-méthylée)
    • − Profil de suppression HHG inconnu
    • − Marché noir : très variable
    • − Statut légal et scientifique très flou
  9. 9. S23 10-25 mg/j × 6-8 sem — le SARM « hard »

    S23 est un SARM expérimental avec affinité AR très élevée. Jones 2009 (préclinique chez rats mâles) a documenté son potentiel comme contraceptif masculin. Effet « hard » et sec marqué chez utilisateurs. Études humaines absentes. Suppression HHG sévère et profil lipidique très dégradé.

    Dose / Durée

    S23 10-25 mg/j × 6-8 sem. PCT Nolva 40/40/20/20 + Clomid 50/50/25/25 × 4 sem.

    Pour qui

    Très peu d'indications justifiables en 2026. Réservé aux chercheurs acceptant l'absence totale de données humaines. Décision très peu éclairée par défaut.

    Avantages
    • + Affinité AR très élevée
    • + Effet « sec » marqué
    • + Étude préclinique contraceptive (Jones 2009)
    • + Effet sur force notable
    • + Pas d'aromatisation
    Inconvénients
    • − Aucune étude humaine
    • − Suppression HHG sévère
    • − Bilan lipidique très dégradé
    • − Marché noir : qualité non vérifiable
    • − Risques inconnus à long terme
  10. 10. MK-677 (Ibutamoren) 25 mg/j × 12 sem — le « SARM oral » GH

    MK-677 n'est pas un SARM mais un secrétagogue oral de GH (mimétique ghréline, Bowers 1984, Kojima 1999). Stimule la libération de GH et IGF-1 via récepteur GHS-R. Nass 2008 (RCT phase 2, 65 sujets âgés, 2 ans) a documenté +1,1 kg masse maigre à 25 mg/j. Souvent stacké avec SARMs pour récupération et qualité de la prise. Effets sur appétit, sommeil et glycémie marqués.

    Dose / Durée

    MK-677 25 mg/j en prise unique le soir × 8-16 sem. Pas de PCT spécifique (pas suppresseur HHG). Surveillance glycémie à jeun.

    Pour qui

    Utilisateurs SARMs ou AAS recherchant un soutien GH/IGF-1, récupération améliorée, sommeil profond. Pas pour pré-diabétiques ou avec antécédents oncologiques familiaux.

    Avantages
    • + Pas de suppression HHG
    • + Études cliniques humaines solides (Nass 2008)
    • + Effet sur sommeil profond marqué
    • + Récupération améliorée
    • + Compatible avec tous cycles
    Inconvénients
    • − Appétit fortement augmenté (rétention hydrique)
    • − Glycémie à jeun perturbée (résistance insuline modérée)
    • − Lethargie en début de cycle
    • − IGF-1 élevée — risque oncologique théorique (Renehan 2008)
    • − Coût modéré-élevé

Comparatif final

ProtocoleGains 8 semSuppression HHGSécuritéPCT
Ostarine solo+2-4 kgModéréeMeilleur SARMSimple
LGD-4033 solo+3-5 kgMarquéeMoyenneMoyenne
RAD-140 solo+3-5 kgSévèreMoyenne-faibleMoyenne
Ostarine + Cardarine+2-3 kg + perte grasModéréeCardarine controverséeSimple
LGD + Ostarine+4-6 kgSévèreMoyenne-faibleExigeante
RAD + Ostarine+4-6 kgTrès sévèreFaibleExigeante
S4 (Andarine)+1-2 kg + duretéModéréeTroubles visuelsSimple
YK-11+2-4 kg (?)InconnueHépatique douteuseMoyenne
S23+3-5 kg (?)SévèreTrès expérimentalExigeante
MK-677+1-2 kg + récupAucuneBonne hors glycémieAucune

FAQ

Les SARMs suppriment-ils vraiment l'axe HHG ?
Oui, à doses efficaces. Le mythe du « SARM non suppresseur » est largement diffusé sur internet mais contredit par les données cliniques. Dalton 2011 documente une baisse de testostérone totale dès 3 mg/j d'Ostarine ; à 25 mg/j (dose bodybuilding), la suppression atteint 30-50% du baseline. Basaria 2013 confirme la suppression dose-dépendante sur LGD-4033. Bhasin 2009 (review SARM function-promoting) précise que tous les agonistes AR à dose anabolique suppriment l'axe HHG via feedback hypothalamique. Conséquence pratique : PCT requise pour tous les cycles SARMs à dose efficace.
Quelle PCT après un cycle SARMs ?
Dépend du SARM et de la dose. Pour Ostarine 25 mg/j × 8 sem : Nolvadex 20 mg/j × 4 sem suffit chez la majorité. Pour LGD-4033 10 mg/j × 8 sem ou RAD-140 10 mg/j × 8 sem : Nolvadex 40/40/20/20 mg/j × 4 sem, parfois + Clomid 50/50/25/25 mg/j en parallèle. Pour stacks SARMs (LGD + Ostarine ou RAD + Ostarine) : PCT type AAS modéré (Nolva + Clomid 4 sem). Bilan T totale + LH 6 sem post-PCT pour confirmer récupération. Hep CG très rarement nécessaire sur cycles SARMs (axe HHG moins profondément supprimé que sur stacks AAS lourds).
Les SARMs sont-ils plus sûrs que les AAS ?
Pas démontré en 2026. Le profil de sécurité long terme des SARMs est largement inconnu : les études humaines de phase 2/3 sont limitées (Dalton 2011 le plus solide, sur 12 sem). Les AAS sont mal aimés mais bien étudiés (Bhasin 1996, Hartgens 2004, HAARLEM Smit 2021/2022). Les SARMs cumulent risques : (1) qualité marché très variable (contrefaçons fréquentes — Magnolini 2022), (2) hépatotoxicité documentée (ALAT/ASAT élevés sur RAD-140 et LGD-4033), (3) profil lipidique dégradé, (4) données long terme absentes. Argument « plus sûr » repose souvent sur dosage plus faible vs AAS, pas sur preuve clinique.
Marché noir SARMs : comment vérifier la qualité ?
Difficile. Magnolini 2022 (analyse spectrométrique de produits AAS européens) documente 40-60% de produits non conformes ; pour SARMs, les analyses récentes (Almeida 2021, Van Wagoner 2017 USA) suggèrent 50-70% de produits hors specifications. Stratégies de réduction de risque : (1) Analyse tierce (HPLC, MS) par labs comme JANO, AnalyticalGroup, Aramo (~50-100 €/échantillon). (2) Sources avec batch testing public et reviews vérifiables. (3) Méfiance produits « génériques » sans certificat. (4) Pour usage personnel : tester sur premier cycle SARMs avec bilan T totale à mi-cycle pour confirmer l'activité réelle. Pas de garantie absolue.
SARMs et anti-dopage : risque ?
Élevé. Tous les SARMs sont sur la liste WADA (catégorie S1.2 — autres agents anabolisants) interdits en compétition et hors compétition. Détection : Ostarine, LGD-4033, RAD-140 sont détectables jusqu'à 2-6 mois post-arrêt selon dose et test (Solomon 2019). Cas documentés de contaminations « accidentelles » via suppléments contaminés en SARMs (problème croissant 2018-2024). Athlètes en sport testé doivent éviter même les suppléments sans certification batch-tested. Statut légal civil variable : en France, les SARMs sont en zone grise (ni AMM, ni autorisation cosmétique), commercialisés comme « research chemicals » avec mention « not for human consumption ».
Faut-il un AI sur cycle SARMs ?
Rarement. La plupart des SARMs n'aromatisent pas (pas de conversion en E2). Cependant, la testostérone endogène en début de cycle peut encore aromatiser ; et certains SARMs (Ostarine en particulier) peuvent moduler indirectement la SHBG. Recommandation : pas d'AI en routine sur cycle SARMs. Si symptômes E2 élevé (gynécomastie naissante, rétention), bilan E2 et anastrozole 0,25 mg E3D au besoin. À l'arrêt SARM, E2 peut rebondir transitoirement — gérer pendant PCT si nécessaire.
Les SARMs préservent-ils la masse en sèche ?
Oui, modestement. Ostarine 12,5-25 mg/j × 8 sem en déficit calorique préserve mieux la masse maigre que sans SARM, par effet anti-catabolique direct sur le muscle (mécanisme proche AAS sans androgénicité périphérique). Solomon 2019 review documente l'effet anti-catabolique d'Ostarine en sarcopénie/cachexie. Sur athlète à -400 kcal/j × 8 sem : préservation masse +0,5 à +1 kg vs natural ou +1-2 kg vs sans SARM. Effet plus modeste que cycle Test E + Anavar mais sans injection, profil androgénique nul, et coût modéré.
MK-677 est-il dangereux pour le diabète ?
À surveiller. MK-677 augmente la GH et IGF-1, ce qui peut induire une résistance à l'insuline modérée — Nass 2008 documente glycémie à jeun élevée chez sujets âgés sous MK-677 à 25 mg/j. Effet réversible à l'arrêt. Recommandations : surveillance glycémie à jeun à S4, S8, S12 ; HbA1c en début et fin de cycle. Contre-indiqué chez : pré-diabétiques (HbA1c >5,7%), diabétiques de type 2, antécédents familiaux forts. Possible chez sujet glycémie normale baseline avec monitoring. Précaution : pas de glucides rapides en soirée, exercice maintenu pour sensibilité insulinique.